Episode 3: Alter'hostel, un pied-à-terre économique et convivial
qui séduit les visiteurs !
J-J
Durant la Fête des Lumières, pas moins de 260 000 nuitées sont réservées à Lyon sur les quatre jours. Alors qu'on a tendance à penser que les touristes résident forcément dans des hôtels ou dans des logements de type Airbnb, on en oublie presque qu'il existe d'autres alternatives bien moins chères pour le portefeuilles comme les auberges de jeunesse. C'est notamment ce qu'ont choisi de faire de nombreux touristes, venus seuls ou en groupe, au sein de l'auberge ALter'hostel (à Lyon 9), avant de profiter pleinement de la fête lyonnaise.

Espace de vie de l'auberge Alter'hostel, avec un coin bar (à gauche), un coin travail (en face) ainsi qu'un coin détente (à droite et à l'étage). © Célia Demolis
Qui a dit que les auberges de jeunesse étaient démodées, sales, bruyantes et étriquées ? Chez Alter'hostel, le long du quai Arloing, de nombreux touristes font le choix de déposer leurs bagages, pour la Fête des Lumières, dans cet établissement chaleureux et éco-responsable.
Jeudi 5 décembre 2019, lors du premier jour des festivités, l'auberge Alter'hostel a rempli entièrement ses cinq dortoirs, accueillant une trentaine de nouveaux arrivants pour un total de 48 couchages.
Durant les trois prochaines nuits (jeudi, vendredi et samedi), et malgré la grève des transports, le lieu de passage est complet.
Bien que ses prix aient doublé pour l'événement lyonnais, passant de 19.50€ à presque 40€, il reste tout de même bien plus abordable que les hôtels, chambres d'hôtes...etc. Mais alors, les touristes s'y rendent-ils seulement pour des raisons économiques ? Ou est-ce qu'il y a d'autres facteurs qui les poussent à choisir ce pied--à-terre, avant de découvrir les œuvres lumineuses ? Nous sommes donc parties à la rencontre de certains d'entre eux, lors de leur arrivée, afin de connaître leur(s) motivation(s).
Un bon moyen de faire des rencontres
A partir de 17 heures, l'un des membres du personnel d'accueil s'occupe des arrivées. En l’occurrence ici, c'est Alain Berhault, cofondateur et cogérant de l'établissement qui procède au "check in" des nouveaux résidents. Parmi eux : des Suisses, des Belges mais aussi beaucoup de Français, venus des quatre coins de l'hexagone, spécialement pour la Fête des Lumières. C'est notamment le cas d'Alexandre, 26 ans, qui travaille sur Paris. Ancien Lyonnais, le jeune homme, légèrement discret, s'est rendu seul chez Alter'hostel pour revoir les célèbres illuminations de la Presqu'île. D'un point de vue économique, c'est sans la moindre hésitation que le Parisien a décidé de venir dans une auberge de jeunesse: "pendant le Fête des Lumières, les prix des hôtels sont inabordables pour moi, jeune actif", souligne-t-il. Toutefois, le manque d'argent n'a pas été sa seule source de motivation. En effet, le système de dortoirs lui rappelle les refuges en montagne où il va l'été et qu'il aime tant. Il espère également faire des nouvelles rencontres et passer avec celles-ci des bons moments après l'événement.
Vivre une expérience atypique, tout en étant bien accueilli
Pour Maria, venue tout droit de Suisse pour la fête, les auberges de jeunesse sont devenues une habitude lorsqu'elle voyage : "je m'y sens bien. C'est plus convivial et on est toujours bien accueilli", affirme-t-elle. Arrivée en voiture, le fait que l'auberge participative dispose d'un parking a aussi été un point important pour Maria. Sans oublier la question du financement : "quand je voyage seule, l'hôtel c'est tout de suite très cher. Et puis, ici, il y a le petit déjeuner qui est compris dans le prix, c'est plus avantageux", déclare-t-elle. Quant à Léna de Bordeaux, venue avec une amie pour l'événement, la localisation de l'auberge, pas très éloignée du centre de Lyon, a été un avantage, en plus du facteur économique. Car pour cette étudiante, les auberges de jeunesse sont aussi un bon moyen d'éviter de trop dépenser : "on a toujours accès au coin cuisine. Si on veut prendre notre petit déjeuner ou notre repas le soir sans gaspiller de l'argent en ville, c'est tout de suite moins onéreux, surtout quand on reste plusieurs jours. Là, ça peut faire la différence au niveau du tarif sur le voyage", estime-t-elle avant de mettre l'accent sur la convivialité : "c'est plus sympa, quand on vient entre potes, de pouvoir se retrouver dans le dortoir plutôt que d'avoir chacun sa chambre d'hôtel".
Enfin, selon Théo, 20 ans, résidant à ALter'hostel le temps de trouver un appartement, la Fête des Lumières lui permet de faire de nouvelles rencontres dans l'auberge et de pouvoir, peut-être, aller à l'événement avec certaines d'entre elles. Le jeune homme, tout juste arrivé à Lyon, voit aussi, avec un ton humoristique, la fête lyonnaise comme un avantage : "vous pouvez être sûr qu'entre 18 heures et minuit, il n'y aura personne dans l'auberge. Je serai donc tranquille ces prochains jours", ironise-t-il.
Une fois installés, les clients partent directement à la Fête des Lumières et laissent alors la plupart des espaces vides.
© Juliette Pelloux
Voici, ci-joint, le témoignage des différents étrangers sur leur arrivée à l'auberge ainsi que leur programme lors de la Fête des Lumières :
Après s'être installés, après avoir profité de la première soirée d'illuminations sous le froid, les nouveaux résidents de l'auberge peuvent désormais se réchauffer. Comment ? Grâce à une dégustation de vin chaud au bar d'Alter'hostel, concocté spécialement pour l'événement. A suivre plus en détail dans le prochain épisode...
Célia Demolis et Juliette Pelloux
Deux clients de l'auberge se posent avant de repartir dans la foule de la fête.
© Célia Demolis














